photo of herd of sheep
Publié le 9 février 2026

 

Plan détaillé

  • 1. Le contexte historique : Un monde en crise, un Dieu qui parle
    • 1.1. Un prophète dans la tourmente (760 av. J.-C.)
    • 1.2. Des parallèles troublants avec notre époque
  • 2. Amos : Le berger devenu porte-parole de Dieu
    • 2.1. Un homme ordinaire, un appel extraordinaire
    • 2.2. Un message en trois cercles concentriques
  • 3. Le jugement de Dieu : Une réalité inévitable, mais pas sans espérance
    • 3.1. Pourquoi le jugement ?
    • 3.2. L’espérance au-delà du jugement
  • 4. Applications pour aujourd’hui : Un appel à l’action
    • 4.1. Pour l’Église
    • 4.2. Pour le croyant
    • 4.3. Pour le monde

Questions de réflexions

  • 1. Examen personnel : Dans quels domaines de ma vie est-ce que je ressemble aux Israélites d’Amos, privilégié spirituellement, mais peut-être indifférent à l’injustice ou à l’idolâtrie moderne (argent, confort, statut social) ?
  • 2. Justice sociale : Amos dénonce ceux qui « écrasent les pauvres » (Amos 5:11). Comment puis-je concrètement défendre les opprimés dans ma sphère d’influence (travail, quartier, Église) ?
  • 3. Culte authentique : Dieu rejette les sacrifices d’Israël parce qu’ils sont hypocrites (Amos 5:21-24). Ma vie de prière et d’adoration est-elle accompagnée d’une obéissance pratique à Sa Parole ?
  • 4. Mission : Amos était un berger envoyé vers un peuple rebelle. À qui Dieu m’appelle-t-il à porter un message difficile, mais nécessaire (famille, collègues, société) ?
  • 5. Espérance : La promesse de restauration d’Amos 9:11-15 pointe vers le règne de Christ. Comment cette espérance transforme-t-elle ma façon de voir les crises actuelles (guerres, injustices, persécutions) ?
Transcription

mais voilà, c’est pas grave. On va entrer dans dans le vif du sujet. On devait entendre un peu quelque chose. C’est bon. Merci, merci Sandra. Voilà. Bonjour chers amis, on entre dans dans le vif du sujet comme Pauline nous l’a nous l’a déjà annoncé tout à l’heure. Merci, merci pour les champs aussi qui ont été proposés. Et c’est vrai, d’avoir un un équilibre dans la personne de Dieu entre la sainteté de Dieu, son amour. On a entendu tout cela. C’est très important de oui, d’avoir vraiment le le Dieu de la Bible et tout ce que cela, tout ce que cela comporte. Alors, je sais pas, en entendant ce bruit qu’est-ce que vous ressentez ? un peu de peur, hein, quand même. C’est un peu C’est un peu menaçant quand même. Alors, bon, quand on voit un lion derrière une cage aux eaux, que ce soit à Krefeld ou aux autres balles. C’est encore un peu rigolo. Mais vous allez dans la forêt, puis vous entendez un bruit comme ça. Ouais, vous grimpez au premier arbre que vous avez devant vous, j’imagine. Moi, j’aurais du mal à grimper, moi, maintenant. On était plus jeune, ça allait mieux, c’est vrai. Voilà. On entre donc dans Amos. De Sion, l’Éternel rugit, de Jérusalem, il fait entendre sa voix. Je vous propose d’abord de penser à l’état de notre monde, de notre société. On a certainement toutes ces questions qui reviennent de de temps en temps. Est-ce que Dieu voit l’injustice ? Est-ce que Dieu voit la corruption ? La pauvreté dans notre monde ? Est-ce qu’il permettra aux orgueilleux, aux arrogants, aux pervers Je lis, j’arrive à la fin de ce livre ici. « Gouvernance perverse, comment la décoder, s’en libérer. » C’est une psychologue française, Marion Saint-Michel. C’est remarquable ce livre. Si je passe de l’autre côté de la frontière, du côté ouest, ça c’est assez inquiétant. Gouvernance perverse. Oui, est-ce que Dieu permettra aux orgueilleux, aux arrogants, aux pervers de continuer leur manœuvre sans opposition pour toujours ? Des grandes questions. Des grandes questions. Alors, vous avez face à ces questions, même parfois les les croyants se remettent en question la bonté de Dieu. Et se disent, mais, est-ce que ça vaut la peine de suivre Dieu ? Est-ce que ça vaut la peine de suivre Jésus ? Alors, ce qui est beau, c’est que la Bible nous offre le point de vue de Dieu sur ces préoccupations légitimes. Ce peut-être les nôtres de temps en temps. Et en résumé, la Bible dit ceci: les personnes arrogantes et corrompues peuvent profiter de leurs richesses, de leur pouvoir, mais un certain temps. Un certain temps. Cependant, elles restent totalement responsables devant Dieu et devront finalement faire face à son jugement. Voilà, le mot est prononcé, on l’entendra souvent, hein, ces prochaines prédications, le mot jugement. Mais ça ne doit pas nous faire peur, nous, le mot jugement. C’est ça qui est extraordinaire, en fonction de ce qu’on a chanté et de notre foi en Jésus-Christ. Alors, Dieu avertit d’un jour à venir où sa patience prendra fin brusquement. Oui, Dieu est saint et juste. On l’a chanté, il est le juste juge de tous les peuples. Ça fait partie de ses prérogatives de créateur, de roi de l’univers, de souverain de ce monde qu’il a créé. Oui, l’Éternel rugit. Est-ce que nous l’entendons ? Il y a tous les dirigeants de notre monde, mais aussi nos simples citoyens, comme la majorité d’entre nous ici dans cette salle. Eh bien, il nous dit, ce cette parole, on connaît tous, d’Amos, hein, c’est un verset qu’on connaissait dans Amos, c’est certainement celui-là, « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu. » Tout à l’heure, c’est impressionnant, en traversant la Vallée de Tavannes, il y avait une maison à l’entrée de Bévilard où il y avait ce verset, « Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu. » Alors, le Conseil pastoral a défié le groupe des prédicateurs et prédicatrices, il nous a proposé pour ce semestre donc le livre d’Amos. Et nous avons été d’accord de relever le défi et ce livre contient justement un message qui tourne autour de ces questions importantes que je viens d’évoquer. Alors, lisons simplement les premiers versets du début du livre. Ce sera aujourd’hui donc une introduction, en essayant de donner quand même une vue d’ensemble pour pouvoir ensuite continuer ensemble dans dans ce livre dimanche après dimanche. Et ce ne sera pas systématiquement chaque dimanche donc, bien évidemment, ce sera jusqu’à l’été. Nous lisons, « Parole d’Amos, qui était parmi les bergers de Tekoa, vision qu’il eut sur Israël au jour d’Ozias, roi de Juda, et au jour de Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël, deux ans avant le tremblement de terre. » Il dit: « L’Éternel rugit de Sion, il fait entendre sa voix de Jérusalem. Les pâturages des bergers sont dans le deuil, et le sommet du Carmel est desséché. » Sion, c’est où ? On connaît un petit peu cette photo, Jérusalem, hein, le là où il y avait le Temple, maintenant il y a des mosquées. On voit la vieille ville avec la muraille. C’est là Sion, c’est c’est cette colline où il y avait le Temple. C’est à Jérusalem. Amos, c’est un petit prophète. 1m60. Non. C’est pas une question de taille. On est bien d’accord. Ça a été défini à un moment donné, on disait que les douze derniers livres de l’Ancien Testament, on a dit que c’était les petits prophètes parce que, justement, ils ont des textes plus courts que les grands prophètes, hein, que sont Isaïe, Jérémie et Ézéchiel. Alors, je vous propose pour cette introduction, simplement quatre questions. Quand ? Qui ? Où ? et quoi ? Alors, d’abord, quand ? Quand Amos a-t-il vécu ? Quand a-t-il donné son message ? Le texte dit « deux ans avant le tremblement de terre ». Ça devait pas être 3,5 sur l’échelle de Richter, hein, ce tremblement de terre-là, on est bien d’accord. Ça devait être un peu plus. Alors, Flavius Josèphe, qui est un un historien juif du premier siècle, vous le savez. Dans ses textes, il situe ce tremblement de terre vers 760 avant Jésus-Christ. Ça devait être terrible. Ici, dans la région, il y a eu un tremblement de terre terrible dont tout le monde se se se souvient, on est d’accord. C’est où ? À Bâle. En 1356. C’est pas grave. C’est pas grave. 1356. C’est des événements, hein, qui marquent l’histoire, ces choses-là. Ce jour-là, il y a eu une chose terrible. Récemment, le QJ parlait d’un événement qui s’est passé il y a cent ans, un jour de de de juin cette année, 1926. Exactement cent ans, une tornade est partie de La Chaux-de-Fonds, en direction des Breuleux. La Chaux-de-Fonds, des Breuleux, elle s’est arrêtée là, elle a balayé des toits des beaux sapins des Franches-Montagnes, sur des centaines de mètres de large. Vous allez aux Franches-Montagnes, moi, les premières fois où j’allais au travail aux Franches-Montagnes, j’ai entendu ces choses-là. Et je me suis dit, ouais, ben, ça devait quand même être quelque chose de frappant. Revenons, hein, ici au moment où Amos a apporté ce message. Il avait une question aussi au début de ces deux longs règnes, d’Ozias pour Juda et de Jéroboam pour Israël. Et là, ça se recoupe. On est aux environs de 760 avant Jésus-Christ, comme donc Flavius Josèphe situait cet événement. Alors, permettez un tout petit retour en arrière quand même, euh, pour le contexte, environ trois siècles avant, le peuple d’Israël, qui était un, qui était uni, appelé, qui avait été choisi par Dieu, ce peuple, qui qui avait qui était sorti d’Égypte d’une manière miraculeuse, avec lequel Dieu avait fait alliance au Mont Sinaï, qu’il avait mené à travers le désert pendant quarante ans et fait entrer dans cette terre promise. Eh bien, euh, ce ce ce peuple qui était là, ils ont réclamé un roi. Comme si Dieu n’était pas un roi suffisant. Et ils voulaient des rois, un roi comme les peuples alentour. Et Dieu a été d’accord, et les trois premiers rois furent Saül, David et Salomon. Ils ont régné quarante ans chacun. Et on voit les limites de d’Israël quand ils ont été les plus étendues, c’était du temps de David. C’est ce qu’on appelle le grand Israël. Et d’ailleurs, un petit clin d’œil à l’actualité, on accuse Netanyahou de vouloir rétablir le le grand Israël. Je ferme la parenthèse. Du fleuve de l’Égypte à l’Euphrate. Alors, le fleuve de l’Égypte, ce n’est pas le Nil, c’est un ouadi euh dans le Sinaï, donc jusqu’à l’Euphrate. Sur la diapositive suivante, on voit un territoire moins étendu. Et suite au règne de Salomon, il y a eu un schisme, vers 950 avant Jésus-Christ, avec au nord le royaume du nord, le royaume d’Israël, avec Samarie comme capitale. Et là, on a eu des rois qui se sont succédé, qui ont été systématiquement idolâtres. Il est dit d’eux, chaque fois, il fit ce qui est mal aux yeux de l’Éternel. Et le royaume du sud avec deux tribus, et c’est on a appelé le royaume de Juda, avec Jérusalem comme capitale, avec quelques rois idolâtres, mais aussi des rois qui craignaient Dieu, dont il est dit d’eux, « il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel. » Les limites des territoires, on voit cette ligne violette à peu près au milieu, qui marque la séparation entre le nord et le sud. Juste au sud de cette ligne, il y a Jérusalem, avec Bethléem et Tekoa qui sont proches. Et on voit aussi six peuples. Les Philistins, les Tyriens, les Édomites, Ammon, Moab, la Jordanie, les Araméens et les Édomites. Six peuples dont on va reparler. Le royaume d’Israël, lui, a pris fin vers 720 avant Jésus-Christ. Les Assyriens ont envahi et ont déporté le peuple, une partie du peuple en tout cas. Le royaume de Juda, lui, a pris fin par vagues successives, dès 606, par les Babyloniens, sous Nebucadnetsar, et jusqu’en 586, où là, il y a eu la destruction du Temple à Jérusalem. Alors, une vue d’ensemble de ces repères historiques. 950, donc, le schisme, royaume du nord, royaume du sud. Vers 760, la prophétie d’Amos. Sur qui les prophéties, on le verra, ces peuples alentour que j’ai mentionnés, sur Juda et principalement sur Israël. Principalement sur Israël. Jonas, Osée et Ésaïe étaient des contemporains d’Amos. Et quarante ans, donc, après la prophétie d’Amos, eh bien, il y a eu la chute du royaume d’Israël. Et un peu plus d’un siècle plus tard encore, la chute donc du royaume de Juda avec la destruction du Temple. Et ce qui est intéressant, c’est que là, c’était annoncé qu’il y aura un retour de l’exil pour Juda, soixante-dix ans après. Eh bien, le Temple a été détruit en 586 et en 516, soixante-dix ans plus tard, le nouveau Temple a été inauguré. Extraordinaire, hein, la précision de la prophétie. Extraordinaire. Voilà. Le contexte, vers 760, donc, avant Jésus-Christ, pour euh pour euh Israël, il y avait eu des succès militaires, c’était donc une paix assez relative qui était là, mais néanmoins, une stabilité politique, une prospérité économique et ce qu’il faut bien saisir, c’est la constitution d’une aristocratie opulente. Donc, les gens au pouvoir, hein, les gens au pouvoir. Qui vivaient dans un grand luxe. On parlerait aujourd’hui d’oligarchie, et on a bien des exemples qui ne sont pas très loin de nous. Voilà. Alors, quand, maintenant qui ? Qui est Amos ? On a mis une photo. Non, représentation. Il n’est pas cité explicitement dans d’autres livres de l’Ancien Testament, Amos. C’est seulement à travers de ce livre ici qu’on apprend à le connaître. Amos, c’est un berger. Il a été pris derrière son troupeau, quelqu’un de simple, qui n’a pas fait beaucoup d’études, mais que Dieu a utilisé. Que Dieu a utilisé. Et un un responsable religieux, Amatsia, qui était prêtre à Béthel, dans le nord, donc, qui contestait le ministère d’Amos. Qui disait, mais, qu’est-ce que tu viens nous raconter ? Eh bien, Amos a simplement dit ceci : « L’Éternel m’a pris derrière le troupeau, l’Éternel m’a dit : ‘Va, prophétise à mon peuple d’Israël.' » Amos était berger, c’est déjà tout un message. Dieu le voulait comme berger pour le peuple. Et en ce temps-là, il y avait des vrais bergers, comme Amos, et des faux bergers comme Amatsia. Vous savez aussi, les noms juifs ont une signification. Et Amos, ça signifie fardeau, porteur de fardeau. C’est aussi déjà tout un message. Amos devra apporter des choses difficiles au peuple. L’Éternel rugit. On a entendu. Mais en même temps, un serviteur de Dieu doit être prêt à apporter des choses difficiles. Surtout dans un temps d’apostasie, de rejet de Dieu. Nous sommes aujourd’hui dans un tel temps. Un Occident post-chrétien, même anti-chrétien. On on franchit ce pas là, maintenant. On a inversé les valeurs dans notre société. Et souvent, le monde influence davantage l’Église que le contraire. J’ai aussi un autre livre ici. Ça parle justement du ministère pastoral. C’est d’un Paul Tripp, que j’apprécie beaucoup cet auteur, et qui parle du ministère pastoral comme un appel dangereux. C’est dangereux. Alors, comment vous vous situez par rapport à la recherche que nous faisons actuellement au niveau de notre Église, au niveau pastoral, donc, est-ce que vous êtes acteur dans le processus ? Par la prière, bien sûr. Évidemment. Ou alors simplement observateur, spectateur. Or, c’est vrai que le ministère pastoral, il est porté par l’ensemble du Conseil pastoral. Alors, c’est pas toujours facile et des défis. Alors, prions pour nos frères et sœurs du Conseil pastoral, on parle d’un élargissement que le Seigneur nous donnera bientôt. Nous prions pour cela. Et prions aussi pour les recherches au niveau d’un pastoral, d’un niveau d’un d’un ministère pastoral rémunéré. Revenons à Amos. Fardeau. On peut transposer cela aussi pour nous, parce que le fardeau C’est pas que le Conseil pastoral qui le porte. Chacune, chacun qui avons un peu euh qui avons à cœur d’apporter l’Évangile à nos contemporains. Et ce n’est pas facile d’apporter un message de jugement à nos contemporains. Alors, l’Évangile, ce n’est pas que ça. On est bien d’accord. Mais c’est aussi ça. Alors, portons-nous ce fardeau des âmes. Comment parlons-nous à nos contemporains ? Dans une société où les deux valeurs suprêmes sont le pluralisme et la tolérance. Sauf par rapport au christianisme, à la Bible et à Jésus. Mais sinon, tolérant pour tout. Dans notre société. J’étais dernièrement chez des amis, il y avait une voisine, amie, qui était là. Et elle m’a dit : « Mais, vous connaissez comment ? » Je lui ai dit : « Mais, euh, c’est par l’Église. » Ça nous a menés directement à la discussion par rapport aux choses de Dieu. Et puis, elle m’a demandé : « Mais, pourquoi vous vous occupez de ces choses-là ? » Et alors, j’ai j’ai pu raconter mon cheminement. Puis, après, j’ai parlé, je lui ai retourné la question, et vous-même ? Il a dit : « Oh, moi, pour moi, toutes les religions se valent. » Et puis, moi, je lui ai aussi posé la question : « Est-ce que vous avez lu la Bible, en tout cas le Nouveau Testament ? » Puis, il a dit : « Mais, ça ne m’intéresse pas. » Ça ne m’intéresse pas. Pour moi, l’important, c’est le partage, le la relation à l’autre et cetera. Je lui ai dit : « L’un n’empêche pas l’autre, mais voilà. C’est, vous voyez, c’est tragique, ça fait mal d’entendre cela, et le défi pour nous, c’est de trouver le chemin des cœurs. » Je ne dis pas que je l’ai trouvé ce jour-là. J’espère que, ouais, les quelques partages qu’on a pu avoir, eh bien, ont pu interpeller et faire réfléchir cette dame. Et vous amis chez qui j’étais, prient certainement pour elle. Alors, qui est Amos ? Un berger, appelé par Dieu, porteur de fardeau. Il devient prophète du Seigneur. La question suivante : où ? D’où vient Amos ? Où donne-t-il son message ? On l’a vu. Donc, c’est au sud de cette ligne violette au milieu, là, au sud de Jérusalem, Tekoa. Et Dieu lui demande de parler au nord. Il vient du sud et il lui demande de parler au nord. Mais Amos, ainsi, a une vue d’ensemble du peuple de Dieu. Le peuple de Dieu, même divisé. Puisqu’il y avait eu ce schisme. Et Amos aimait le peuple de Dieu partout où il est, que ce soit au sud ou au nord. Je crois que c’est une leçon aussi pour nous. C’est important de considérer tout le peuple de Dieu. D’aimer tout le peuple de Dieu, l’Église du Seigneur. Même avec ses divisions. Avec l’histoire de l’Église, ses vingt siècles, eh bien, euh, voilà, il y a eu pas mal de divisions, il y a eu des grandes divisions, même historiques, le grand schisme en 1050, où il y a eu les deux chefs à Rome et à Constantinople qui se sont excommuniés mutuellement avec l’Église d’Occident et ensuite l’Église d’Orient qui ont avancé en parallèle pendant des siècles jusqu’à maintenant. Il y a eu la Réforme avec Luther. Il ne voulait pas faire une nouvelle Église. Mais, voilà, ça a donné cela. Et la mouvance évangélique est issue du protestantisme. L’histoire de la mouvance évangélique, c’est aussi une suite de quand même divisions. Souvent, c’est la multiplication par la division. Et il y a beaucoup de d’unions d’Églises, de fédérations d’Églises. Et je me demandais si Judith Giraud n’est pas là ce matin. Non, parce que lui, il a une bonne mémoire, hein, puis il était là déjà en 1967. On à Bruderhof Rain, il y a eu une division là. Et nous venons de là, assemblée missionnaire. Intéressant de savoir l’histoire de de de notre Église. Elle aussi pourrait certainement raconter ce qui s’est passé à ce moment-là. Bref. Et ce qui est beau, c’est que les responsables des deux Églises que ça a donné ou des deux fédérations se sont demandé pardon. Vingt ans plus tard, vingt-vingt ans plus vingt ans plus tard. Et ce qui est beau aussi maintenant, c’est que nous pouvons vivre des belles choses avec nos frères et sœurs. Ça s’appelle plus le Bruderhof Rain, ça s’appelle l’Église pour Christ. Voilà, de ce ce passé relativement récent. Qu’est-ce, hein, 40-50 ans ? On est d’accord. Alors, essayons de voir cette diversité plutôt comme une richesse. Ça change tout. Ça change tout. Certains, voilà, boude dans leur coin, si je peux dire comme ça, toutes ces Églises, pour moi c’est fini. Mais non. Voyons ça comme une richesse. C’est extraordinaire. Alors, c’est vrai, il y a la doctrine, hein, les différences, on veut tous une doctrine pure, fondée sur la parole de Dieu. Et si on pousse à l’extrême, il y aurait une Église par chrétien. Ce qui est impossible, parce que pour faire Église, il faut être au moins deux ou trois. Alors, je ne dis pas ça pour minimiser la doctrine, hein, vous me connaissez trop bien. Vous me connaissez trop bien. Mais il y a une autre réalité, c’est que, malheureusement, on a fait de l’Évangile trop souvent une question de pouvoir. De lutte de pouvoir. Avec beaucoup d’abus de toutes sortes, encore aujourd’hui. Alors que Jésus, lui, il a lavé les pieds de ses disciples. Et qu’est-ce qu’il a dit ? « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Alors, voilà, considérons l’ensemble du peuple de Dieu. Et permet de faire une allusion à la Semaine universelle de prière, on a eu des choses magnifiques avec nos frères, nos sœurs, euh, des autres Églises évangéliques du du du Jura. Et ce qui est beau aussi, c’est que la persécution des chrétiens, c’est un thème rassembleur. Nous étions le euh, au mois de décembre, le 10 décembre, je crois, devant les magasins, on était une quarantaine, hein, de de chrétiens, là, euh, pour une demi-heure de prière silencieuse, en faveur des des chrétiens persécutés, et à la fin de ce moment, il y avait une dame, 80 ans, qui on nos regards se sont croisés, et puis elle m’a dit : « Mais, euh, je connais peu de monde ici. Je viens de Bienne, je suis catholique, j’ai vu l’annonce dans le journal. J’ai dit à mon mari : ‘Il faut qu’on aille là, pour les chrétiens persécutés, c’est important.' » On a eu un excellent contact. On s’est présenté, Pierre Simone, Ah, vous qui écrivez des articles dans dans le quotidien ! Alors, voilà, on a eu un moment de communion remarquable, remarquable. Je pense à Jean-François. Jean-François, il est où ? Lève la main, Jean-François. Ah, voilà. On s’est vu à Yverdon. Jean-François. On s’est vu à Yverdon. Non, c’est toi, Jean-François, effectivement. On s’est rencontré à Yverdon, à une rencontre de portes ouvertes. On a fait connaissance. Magnifique. Il est là ce matin. Il va nous partager avec le témoignage des Gédéons. C’est merveilleux. C’est merveilleux. La grande famille de Dieu. Je profite encore, en parlant du nord et du sud. Hein, Jean-François. Dans le Jura, c’est vite évocateur. C’est vite évocateur. Alors, le 28 février, à Tavannes, on a l’occasion de vivre une journée au sud, avec des chrétiens du sud. C’est une magnifique opportunité de pouvoir faire connaissance, des belles connaissances, avec des frères et sœurs de là-bas. Je vous encourage à vous inscrire, il y a encore de la place, bien sûr. On arrive à la dernière question. Quoi ? Quel message ? Alors, il est il est dit « parole d’Amos. » C’est il est dit Voilà, « parole d’Amos, vision qu’il eut sur Israël. Ainsi parle l’Éternel. » Alors, ça, c’est la suite, hein, Jean-Marc, je vais essayer de ne pas trop parler de de de la suite. C’est toi qui prendras le relais, donc, dimanche prochain, c’est vrai. Et on a vu donc euh euh, Amos est un prophète. Prophète, ça veut dire porteur de parole. Il il dit ce que Dieu veut que qu’il rappelle au peuple de la parole de Dieu. Alors, le prophète annonce aussi des choses qui doivent arriver, hein, il y a les les deux aspects, être messager de Dieu, et puis dire des choses qui vont arriver. C’est vrai qu’il y a des des faux prophètes. Alors, ces faux prophètes, eux, ils annonçaient des choses qui devaient arriver, et parfois ils arrivaient, parfois ils n’arrivaient pas. Alors, ça, il ne faut pas écouter du tout. Ça, c’est les faux prophètes. Par contre, les vrais prophètes de l’Éternel, eux, tout ce qu’ils annoncent, euh, qui devait arriver est arrivé ou arrivera encore. On a dans le livre 60 fois l’expression « Ainsi parle l’Éternel, parole de l’Éternel, dit l’Éternel. » Donc, c’est Dieu qui parle. C’est vraiment Dieu qui parle. On a ici le le miracle de l’inspiration, hein, pas seulement pour le livre d’Amos, mais pour toute la Bible, de Genèse 1 1 à Apocalypse 22 21. Toute la Bible est la parole de Dieu. Une quarantaine d’écrivains qui ont tous été là inspirés, hein, par Dieu, sans perdre leur individualité, leur personnalité, et qui prononcent des paroles qui ne viennent pas d’eux-mêmes, mais qui qui viennent de Dieu. Et Amos reçoit cet appel pour parler au nom de Dieu. Il n’a pas a priori de prédisposition particulière, hein. Dieu aurait pu prendre un sacrificateur, peut-être que ça aurait plus porté. Mais non, il a pris euh Amos, comme un prédicateur là de plein air, pourrait-on dire. Alors, on peut se poser la question par rapport à nous. On pourrait dire, je suis qu’un qu’un simple berger. Et pourtant, dans la vie normale, dès le lundi matin, ce soit ta vie, ma vie, c’est un livre ouvert. Tes paroles, tes paroles aussi, nos attitudes, ça peut davantage interpeller des sermons à la messe le dimanche, ou des prêches au temple le dimanche, ou même des prédications à l’AMDE le dimanche matin. Ne sous-estime pas l’impact de ta vie, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Dans un sens, dans le sens de donner du crédit à l’Évangile. Celui-là, il se dit chrétien, ben, c’est vrai que ta vie m’interpelle. Ou dans l’autre, celui-là, il se dit chrétien, mais il vit n’importe comment. Nos vies parlent, chers amis, nos vies parlent. Alors, aucun chrétien n’est parfait, hein, c’est pas là le problème. Ce n’est pas là le problème. Mais nous sommes tous perfectibles, jusqu’à notre dernier souffle. Le passé, il est passé. Quand il y a eu un réel repentir, qu’on a reçu le pardon du Seigneur, qu’on a pu vivre sa grâce. On a un frère dernièrement qui parlait d’un d’un grand coup de chiffon. Ça illustre bien, hein, ce que Dieu fait dans nos cœurs, ce qu’il peut faire dans dans nos cœurs. Ça peut être à la conversion, bien sûr, c’est c’est le point de départ. Mais ça peut être après d’à d’autres moments de la vie. Nous nous sommes égarés. Et bien, c’est ça qui est extraordinaire. Et on a un chemin devant nous qui nous est proposé, c’est le chemin de la sanctification, de grandir dans cette relation avec le Seigneur. Alors, voilà, qu’est-ce qui résiste en moi par rapport à cette proposition du Seigneur de de d’avancer, de continuer sur ce chemin de la sanctification ? Disons-le. Notre Seigneur est on compte sur lui pour avancer. Alors, Amos va annoncer des des jugements. Comme on l’a dit, et ça se passera par cercles concentriques. Le premier cercle, c’est pour les peuples environnants qu’on a déjà mentionnés tout à l’heure, je ne les répète pas maintenant. Alors, qu’est-ce que, de quoi Dieu les accuse ? Eux, ils n’ont pas la Torah, la la loi de Dieu, comme le peuple d’Israël. Alors, on pourrait dire, mais, ils ne savent pas vraiment ce qui est bien et mal. Mais ce n’est pas vrai. Ce n’est pas vrai. Ce sont des êtres humains. Ils ont été créés à l’image de Dieu. Et ils ont donc une une conscience. Nous ne sommes pas des animaux, nous ne descendons pas des animaux, nous les humains. Et l’apôtre Paul dit ceci : « Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont eux qui n’ont point de loi, une loi pour eux-mêmes. Ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leur cœur. Leur conscience en rendant témoignage et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes. » Tous les hommes sans exception. C’est ce qu’on appelle la loi naturelle. La loi naturelle. Le fait d’être humain fait qu’il y a quelque chose d’écrit en nous. Et ces peuples, eh bien, leur humanité les rendait responsables devant Dieu, de leurs abus envers des personnes faites à l’image de Dieu. Qu’est-ce qui est inscrit en nous, en chaque être humain ? Ne pas mentir. Ne pas voler. Ne pas tuer. Caractère sacré de la vie. Respecter le mariage. La vie de la sexualité dans le cadre du mariage que Dieu a prévu. Ne pas entrer dans l’adultère. Vous me direz, conscience, ça peut être plus ou moins élastique parmi nos semblables. Et ici, dans ces peuples, il y a beaucoup de cruauté, de sauvagerie. Ils étaient aussi sans pitié vis-à-vis d’autres peuples. Ils faisaient des captifs qu’ils prenaient en esclavage. Ils ont assassiné des femmes enceintes. Ils ont profané des ossements humains. On entendra tout cela dans dans ce livre. Mais Dieu voit cela et il va juger selon ses normes saintes. Et ce n’est pas la puissance militaire qui va empêcher Dieu de juger ces peuples. On investit des centaines de milliards aujourd’hui dans l’armement sur la planète. La folie. Ce n’est pas cet armement qui va protéger ces peuples du jugement de Dieu. On le verra, ces jugements peuvent paraître peut-être sévères, mais ils correspondent à la gravité des crimes commis par ces peuples. Alors, voilà, la suite, ce sera Jean-Marc, dimanche prochain. J’espère que je n’ai pas parlé trop longtemps. Alors, les auditeurs ont dû se dire, mais, tant mieux pour eux. Ce sont nos ennemis. Si Dieu fait tout ça, tant mieux pour eux. Mais, il y a un deuxième cercle qui arrive, c’est, cette fois, Juda. L’étau se resserre. Alors, de quoi Juda est accusé ? Ce sera Ghislaine là, le 8 mars, je n’anticipe pas trop, Ghislaine. Dieu les accuse de quoi ? C’est très court. Eux, effectivement, ils ont reçu beaucoup plus que la loi naturelle. Ils ont reçu la loi divine. Ils ont reçu la Torah. Même écrite du doigt de Dieu, hein, les tables que Moïse a reçues. Écrites du doigt de Dieu. Mais ils ont méprisé la loi de l’Éternel, la parole de Dieu. Ils n’ont pas gardé ses ordonnances, ils sont allés auprès de de faux dieux. Et Dieu va juger Juda pour cela. Alors, c’est vrai que Juda a eu un sursis, hein, puisque c’est arrivé vers 600, comme je l’ai dit tout à l’heure, mais ce qui est annoncé viendra. Et les auditeurs d’Amos du nord, alors, ont dû se dire : « Ouf, ce n’est pas pour nous. C’est pour ceux du sud. » C’est alors que, voilà, l’étau se resserre, le dernier cercle, c’est le gros morceau, et Amos est justement là pour cela. Il va juger aussi Israël, et même plus rapidement que Juda. C’est tout le reste du livre. Bon, là aussi, je ne vais pas trop trop m’étendre. Alors, il y a des atteintes à la loi naturelle, bien sûr, mais bien sûr à la à la Torah, ils ont vendu des innocents pour du profit, ils ont maltraité les pauvres, ils avaient une grande débauche, il y avait une grande débauche sexuelle, ils ont utilisé le lieu d’adoration de Dieu pour des gains mal acquis. Ils ont finalement rejeté Dieu et ses normes pour le culte et la manière de vivre qui sont données dans la Torah. Et Dieu doit intervenir. Et on verra tous ces voilà, ces ces annonces, ces avertissements qui seront faits d’une manière euh vivante et très illustrée, et on verra aussi l’interaction d’Amos. À un moment donné, Dieu dit qu’il va tout détruire, mais Amos dit : « Non, ce n’est pas possible. » Et Dieu répond à sa prière. Donc, il fait entrer Amos dans dans dans dans dans son plan souverain, hein, c’est c’est ça qui est qui est aussi extraordinaire, on on le verra, mais je n’en dis pas plus pour le moment. On a mis dans le dernier, dans la dernière info du mois, le plan avec les les parties principales, les quatre parties principales, d’abord donc ces annonces de jugement. Pour la première partie, la deuxième partie, les trois trois prédications contre Israël. La suite, donc c’est uniquement euh principalement sur Israël que ça ça ça concerne. Ensuite, la troisième partie, avec des visions concernant la destinée d’Israël. Les avez sous les yeux. Et la quatrième partie, la glorieuse restauration d’Israël. Voilà. Ça, on a comme ça une vue d’ensemble. C’est dans l’info du mois. Vous pouvez le consulter. Un théologien a donné euh le thème général ainsi. « Une position privilégiée ne protège pas d’un châtiment mérité. Mais les décisions de grâce de Dieu demeurent inébranlables. » On a ce peuple d’Israël, qui est le peuple terrestre de Dieu avec ses privilèges sur lequel Dieu doit intervenir. On ne se moque pas de Dieu. Et on a Amos, berger, prophète, qui annonce ce message solennel de revenir à Dieu. Et on peut faire le parallèle avec l’Église, qui est le peuple céleste de Dieu. Le peuple céleste de Dieu. C’est vrai que sur la Terre, au niveau de l’Église, on a un mélange. Dans la chrétienté, on a des chrétiens qui sont chrétiens de nom. On a des chrétiens nés de nouveau, des vrais chrétiens. C’est vrai que Dieu voit les cœurs. Et sait lesquels lui appartiennent vraiment. Mais l’Église avec ses privilèges, où Dieu doit aussi intervenir. Et ce qui est beau, c’est qu’on a aussi notre Amos, berger, prophète, c’est notre Seigneur Jésus-Christ, qui est venu aussi nous avertir de jugement. Relisez les les Évangiles, le nombre de fois où Jésus fait allusion au jugement. Et Alban a lu, hein, au début ou a fait allusion à Matthieu 24 au début, euh, c’est un un des un des exemples. Le péché ne doit pas rester impuni. Mais ce berger prophète, Amos, il est allé jusqu’au sacrifice de la croix. Pour prendre sur lui le jugement que nous méritions. C’est pourquoi je dis, quand on parle du jugement de Dieu, en tant que chrétien, on n’a pas besoin d’avoir peur pour nous-mêmes. C’est Jésus qui l’a porté sur lui à la croix. Et Jésus du Ciel, maintenant, il lance aussi cet appel, comme Amos. « Cherchez-moi, et tu vivras. Cherche-moi, et tu vivras. » Et ce théologien donnait comme résumé aussi : « Celui qui sème l’injustice doit s’attendre en conséquence au jugement de Dieu, que l’on soit voisin du peuple élu ou lié à lui par la parenté, ne change rien à cela. Cette règle vaut aussi pour le peuple élu lui-même. Plus les privilèges sont grands, plus la responsabilité est grande. Cependant, l’échec pécheur de l’homme ne peut empêcher les promesses de grâce de Dieu. » C’est l’avènement du règne messianique, avec toutes ses bénédictions, est fixé pour la fin des temps. Et c’est beau parce que ce livre se termine et c’est par là qu’on va finir ce matin, par un grand saut dans l’histoire, un coup de projecteur sur l’avenir, sur la fin des temps. C’est une espérance extraordinaire, c’est une bonne nouvelle, et je vous propose quelques versets de la fin, comme ça on a bouclé, si je peux dire, la boucle, par rapport à cette vue d’ensemble sur Amos. « En ce temps-là, en ce jour-là, » où on a ces expressions, hein, dans les prophètes de de de l’Ancien Testament. Ce n’est pas un jour de 24 heures, hein, quand il est dit en ce jour-là. Et il est parlé du jour de l’Éternel. C’est c’est une période. Tout ça, ça ça ça recoupe une même un même concept, si je peux dire, c’est une période. « Je relèverai de sa chute la maison de David, j’en réparerai les brèches, j’en redresserai les ruines et je la rebâtirai comme elle était autrefois. Je ramènerai les captifs de mon peuple d’Israël, ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes et en boiront le vin, ils établiront des jardins et en mangeront les fruits. Je les planterai dans leur pays et ils ne seront plus arrachés du pays que je leur ai donné, dit l’Éternel, ton Dieu. » Ce n’est pas possible que ce soit le retour de l’exil de Babylone, euh, il est ici, à quoi il est fait allusion. Parce qu’après, ils ont de nouveau été dispersés. À la fin du premier siècle, après Jésus-Christ, ils ont été dispersés dans toutes les nations de la Terre. Ici, il est question du grand retour des Juifs, après dix-huit siècles de dispersion. À la fin des années 1800, début des années 1900, migration des Juifs en Israël avec la constitution de l’État juif en 1948, après l’Holocauste qui a coûté la vie à six millions de Juifs. C’est cette période dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Je dis, ce n’est pas un jour, ce n’est pas une année. C’est une période. Ça a duré plus d’un siècle. Mais on est dans cette période-là. Et c’est extraordinaire de voir comment euh les prophètes de l’Ancien Testament ont tous eu ce ce ce regard vers ce nouveau royaume davidique, si on peut dire comme ça. Un nouveau roi David. Donc le roi David le premier, c’est une pâle figure, si on peut dire. Et ce ce nouveau roi David, eh bien, c’est notre Seigneur. Et il régnera à partir de Jérusalem. Et si vous allez à Jérusalem aujourd’hui, bah vous vous pourrez voir, vous avez là un million de Juifs orthodoxes qui ont une attente incroyable par rapport à la venue du Messie. Alors, pour nous, il est déjà venu, bien sûr, une première fois. Mais il reviendra une deuxième fois. Chers amis, on vit une une période extraordinaire. L’histoire, elle est elle est en route. Dieu aura le dernier mot sur ce monde. On a le privilège aussi nous d’avoir encore le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse. Qui parle aussi de jugement, en complément de ce qui est déjà là dans dans l’Ancien Testament. Et ces jugements aboutiront donc au règne de Jésus sur cette Terre qui mettra fin au au chaos. C’est notre notre espérance. On s’est posé la question au début, est-ce que Dieu voit l’injustice, la corruption, la pauvreté dans notre monde ? Eh bien, je crois qu’on a déjà quelques éléments de réflexion, des pistes, euh, pour euh ce matin. On en aura davantage lors des prochaines prédications. Alors, je vous encourage à à lire ce livre une fois en entier, hein, ou chaque fois les les passages qui sont proposés. On en profitera au maximum. Oui, prépare-toi à la rencontre de ton Dieu. Préparons-nous à rencontrer ce Dieu juste et miséricordieux. Car sans sa grâce, qui serait là ce matin ? En tout cas, pas moi. Et avec cette espérance glorieuse qu’on qu’on qu’on que nous avons. Appliquons-nous à suivre ce Messie, Jésus, notre Sauveur, notre Seigneur, avec persévérance, avec les ressources qu’il nous offre et avec sa grâce quotidienne. Appliquons-nous en attendant son retour aussi à être ses ambassadeurs dans ce monde, qui part à la dérive. C’est une belle mission que le Seigneur nous confie. On entendra les Gédéons, ben, voilà, pratiquement aussi, ils appliquent cette mission. C’est la mission de toute une vie. Ta vie, ma vie. Que Dieu nous vienne en aide, soyez bénis, chers amis. Amen. Merci,